Eux aussi ont tutoyé les Etoiles

Comme nos footballeurs nationaux, deux champions aquitains ont bien cru qu’ils pouvaient obtenir une titre mondial.


Le Master Vivien Cussac-Picot, après sa splendide victoire au RMCIT au Mans en DD2 Master, découvrait il y a quelques semaines, le superbe tracé de Portimao pour la Grande Finale Mondiale Rotax, mais aussi, les contraintes de cette exceptionnelle compétition. Le peu de temps de roulage prévu par l’organisation ne lui laissait guère la possibilité de bien appréhender son châssis PRAGA qu’il découvrait et la pluie pour les chronos n’arrangeait rien. Son12ème temps (sur 36) lui laissait toutefois quelques espoirs. Au gré des manches, Vivien se rapprochait de la tête (occupée par un certain Paul Louveau, bien connu en France), pour bien se positionner pour la finale. Revenu 4ème après 6 tours (finale qui en comptait 21), prêt à trouver l’ouverture sur le 3ème (la vidéo en témoigne), la catastrophe arrivait avec l’attaque du concurrent suivant qui le faisait reprendre la course avant dernier. Vivien n’avait plus rien à espérer, sinon apprécier l’instant qu’il vivait et repenser à cette semaine tant à la fois difficile mais tout autant magique... 



Plus près de nous géographiquement mais toujours au Mans, mi octobre, Lilian Forny, après ses bonnes prestations en IAME séries, pouvait participer au IAME International Final dans cette nouvelle catégorie KA 100, promise à un bel avenir. Alors qu’il pensait faire mieux aux chronos (lui qui est généralement fort sous la pluie), il ne récoltait que le 8ème temps. Dès lors, toujours sous la pluie et aux gré des qualifs, il ne s’en sortait pas vraiment. Ce n’est qu’à partir de la 5ème manche, sur le sec, que Lilian retrouvait sa vitesse. Revenu aux avants postes, il gagnait la Q6 et de belle manière et surtout la pré finale. Seul en tête de la finale pendant 8 tours, il ne pouvait empêcher le retour du groupe de furieux qui jouait de l’aspiration. La bagarre était intense mais Lilian était toujours dans le trio de tête. Las à 3 tours de la fin, le finlandais Peltoniemi, lui crochetait le pare choc pour le faire chuter dernier. Lui aussi, dépité, n’avait qu’à rejoindre l’arrivée, en pensant à cette étoile qu’il aurait pu obtenir.


Mais les rêves sont faits pour être réalisés, alors peut être qu’en 2023...